Opération contre le trafic de véhicules à la frontière belarus Police Fédérale - Service Communication - 29 juin 2004

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Falcon est une action de contrôle internationale organisée en Pologne visant les véhicules volés en Europe de l’Ouest. Deux lieux principaux ont servi de camp de base pour cette opération dont BIALYSTOK (à la frontière entre la Pologne, la Lituanie et la Biélorussie).

BRUXELLES 29/06/2004. Du jeudi 24 au samedi 26 juin 2004, une grande action de contrôle a été organisée par la police polonaise. L’opération, appelée Falcon, a rassemblé des policiers polonais, belges, néerlandais et allemands et visait le trafic international de voitures volées. Plus de 400 véhicules ont été contrôlés aux frontières ou sur des marchés de véhicules d’occasion en plusieurs endroits clés. 13 voitures volées ont pu être retrouvées ainsi que de fausses plaques belges et de faux documents d’immatriculation néerlandais.

Du 25 au 26 juin 2004, l’Allemagne a réalisé des contrôles intensifs à sa frontière avec la Pologne à Stettin et Francfort-sur-l’Oder.

Dans et aux alentours de Stettin, un dispositif belgo-polonais a contrôlé des marchés de voitures et réalisé des contrôles sur des axes de circulation importants. Là, trois véhicules volés ont été retrouvés (Mercedes, Audi et BMW) ainsi qu’un certain nombre de fausses plaques d’immatriculation belges. Elles portaient un cachet de la DIV contrefait. Les autorités polonaises ont procédé à cinq arrestations. Au total, plus de 100 véhicules sont été contrôlés à Stettin.

Le dispositif mis en place par les Polonais, les Belges et les Néerlandais a contrôlé dans l’est de la Pologne les grands axes routiers qui mènent vers la Lituanie et la Biélorussie. Deux véhicules volés ont ici été récupérés ainsi que deux voitures munies de fausses plaques et de faux documents néerlandais.
De plus, un camion scanner de la douane polonaise a permis la découverte de huit véhicules volés dissimulés dans un camion lituanien. Les huit véhicules (7 BMW et 1 Mercedes) avaient été volées récemment en Allemagne. Mises en pièces détachées, les voitures constituaient les douze tonnes de chargement de ce camion. Le chauffeur a été arrêté, le camion et son chargement saisis.
Au total, plus de 300 véhicules ont été contrôlés dans cette région de Bialystok.

Cadre
L’origine de cette opération Falcon est le projet car et home-jacking et vol garage de la Police Fédérale qui a été établi et mis en œuvre avec tous les partenaires de la NOA (plate-forme interministérielle sur la criminalité automobile). Ce projet s’appuie, entre autre, sur une collaboration étroite avec les pays de transit ou de destination des véhicules volés.
L’opération Falcon fait également écho à l’accord bilatéral signé entre la Belgique et la Pologne pour lutter contre la criminalité organisée. Ce protocole d’accord, signé le 13 novembre 2000 prévoit la collaboration entre les deux pays en matière de criminalité automobile.

Les principaux axes du trafic des véhicules volés partent de Belgique, des Pays-Bas et d’Allemagne et aboutissent en Europe de l’Est et plus précisément en Lituanie et en Biélorussie. La Pologne fait figure de pays de transit sur ce trajet.

Les modes opératoires
- Les véhicules sont chargés sur des camions ou sont simplement conduits en Lituanie et vers les pays voisins depuis la Belgique, les Pays-Bas ou l’Allemagne via la Pologne.
- Les véhicules sont démontés et voyagent en pièces détachées à bord de camions vers les mêmes destinations.
- Des voitures pas encore signalées volées sont conduites à destination par des passeurs puis sont ensuite déclarées volées à l’assureur (fraude à l’assurance).

Une organisation de longue haleine
L’opération commune des services polonais, allemands et néerlandais a été lancée sur l’initiative de la Belgique. L’opération Falcon a vu le jour en plusieurs étapes :
- L’opération de contrôle nationale menée lors du premier semestre 2003 en Belgique et qui visait les semi-remorques de transports chargés de voitures volées (opération Oplegger).
- La réunion de préparation avec les autorités polonaise en août 2003 dans le cadre du protocole d’accord entre la Belgique et la Pologne.
- L’opération test internationale Oplegger sur le territoire polonais avec des experts belges.
- La réunion de préparation à Bruxelles en mars 2004 avec les collègues polonais, lituaniens, allemands et néerlandais. Du côté belge, le service central DJB/Autocrim était l’organisateur alors que les SJA des arrondissements les plus concernés étaient présents.
Enfin, l’Opération Falcon a eu lieu entre le 24 juin et le 26 juin 2004.

Les buts de l’opération
- La mise au point d’une bonne collaboration via un appui mutuel et des actions communes.
- L’échange de savoir-faire en matière d’identification de véhicules ou de pièces détachées.
- L’échange d’informations dans le cadre légal (accord bilatéral Belgique-Pologne, collaboration policière internationale).
- La réduction des trafics de véhicules via la Pologne vers l’Europe de l’Est.

12 Belges en Pologne
La délégation belge était forte de douze personnes issues du Service Central de lutte contre la Criminalité Automobile (DJB/AutoCrim) et des SJA d’Anvers, Asse, Bruxelles, Eupen, Liège et Tongres.

La délégation néerlandaise était composée de cinq policiers.

Quelques conclusions :
- Toute l’opération peut être considérée comme une collaboration internationale très réussie.

Le problème principal résidait dans la grande diversité des documents dans les pays européens. C’est pourquoi un haut niveau d’expertise était nécessaire pour découvrir les faux. Les spécialistes issus des différents pays participant à l’opération Falcon ont tout mis en œuvre pour surpasser cette difficulté.
La coopération des constructeurs et des sociétés d’assurances a contribué à ce que les faux documents soit rapidement identifiés.

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