Nouvel An 2006/2007 ’gâché’ en Biélorussie

, par  France-Belarus.com , popularité : 9%

Les deux parties sont parvenues à un accord à 23H58 locales (20H58 GMT), soit deux minutes avant l’expiration de l’ultimatum lancé par le géant gazier russe.

La Russie menaçait de couper le gaz au Bélarus au matin du Nouvel An si les négociations de la dernière chance sur les prix du gaz échouaient. L’arrêt des livraisons de gaz à Minsk aurait pu entraîner des perturbations dans l’approvisionnement en Europe, notamment en Allemagne, en Pologne et en Lituanie. Le contentieux fait craindre que 2007 ne commence pour 10 millions de Bélarusses comme 2006 avait débuté avec une crise similaire pour les Ukrainiens : par une coupure du gaz en plein hiver dans cette ex-république soviétique, mais aussi des répercussions en Europe, notamment en Allemagne, en Pologne et en Lituanie.

La Russie et le Bélarus ont signé un accord sur les livraisons de gaz russe à l’ex-République soviétique peu avant l’expiration lundi de l’ultimatum lancé par le géant gazier russe Gazprom, levant la menace d’une fermeture des vannes qui aurait pu avoir des répercussions en Europe de l’Ouest.

Dès cette année 2007, le Bélarus va payer 100 dollars les 1.000 mètres cubes de gaz, au lieu des 105 dollars exigés précédemment par la Russie. De son côté que dans le cadre de l’accord, la Russie obtenait le contrôle de 50% de Beltransgaz, maître d’œuvre du réseau de gazoducs bélarusses, pour la somme de 2,5 milliards de dollars à verser pendant les quatre prochaines années.

Le tarif du transit de gaz russe par le Bélarus passerait de 0,75 dollar à 1,45 dollar pour 1.000 m3 par tranche de 100 km du gazoduc.

Cet accord semble marquer la fin des privilèges consentis par Moscou à son plus fidèle allié dans l’espace post-soviétique, qui permettaient à l’économie bélarusse d’afficher une croissance robuste malgré l’isolement de Minsk sur la scène internationale.

Le Bélarus était le pays de l’ex-URSS qui recevait du gaz russe au meilleur tarif, à moins de 50 dollars les 1.000 m3 contre 230 au prix du marché. Depuis mardi et l’échec des négociations sur une hausse du prix du gaz, qui devait passer de 46 à 200 dollars les 1.000 m3, le ton n’a fait que monter entre Moscou et son plus fidèle allié dans l’espace post-soviétique, malgré un compromis proposé par les Russes.

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