Felix Dzerjinski est né le 11 septembre 1877 en Belarus

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Felix Edmundovitch Dzerjinski (1877-1926) Membre du gouvernement bolchevique après la révolution russe de 1917 et chef de la première police TCHEKA. Dzerjinski est né le 11 septembre 1877 près de Oshmiansk en Belarus. En décembre 1917 il a été nommé par Lénine, Responsable de la Tchéka, qui devint, en 1922, la police politique, le Guepeou.

Dzerjinski est né le 11 septembre 1877 dans une famille de petits hobereaux polonais installée près de Vilno (Vilnius), qui faisait alors partie de l’Empire Russe.

Son père, Edmond Rufin a travaillé comme professeur de mathématiques d’abord à Taganrog (ou Tchekhov était son élève) et ensuite à Kherson. En 1874 il tombe malade d’une affection tuberculeuse et retourne dans sa propriété à Ivenets. La famille Dzerjinski vit désormais de ses rentes assez confortables...

Felix quitte le lycée en 1895. Militant révolutionnaire, il adhéra en 1895 à un groupement marxiste lithuanien à Vilno. Émigré en 1902, Dzerjinski devient l’un des lieutenants de Rosa Luxemburg à la tête du Parti social-démocrate polonais qu’il représente au congrès de Stockholm du P.O.S.D.R., en 1906, où il est élu au comité central.

En décembre 1917 il a été nommé par Lénine, Responsable de la Commission extraordinaire panrusse de lutte contre la contre-révolution (Vetcheka, plus connue sous le nom de Tchéka), qui devint, en 1922, la police politique, le Guepeou...

Il meurt terrassé par une crise cardiaque lors d’une réunion particulièrement agitée du comité central.

Sa statue fut érigée sur la place de la Loubianka (place de Dzerjinski ), près du siège du KGB où il avait tant travaillé. Elle fut enlevée en août 1991, lors de la chute de l’URSS.

Lors de sa tournée traditionnelle des chantiers de Moscou, le maire de la ville, Youri Loujkov, a révélé qu’il souhaitait rétablir la statue de Felix Dzerjinski, fondateur de la première police secrète soviétique, la Tchéka, sur la place de la Loubianka, siège de l’ancien KGB et actuellement du FSB.

Le démantèlement de cette statue en 1991 avait marqué le début d’une nouvelle époque en Russie. « Si, en août 1991, la mise à bas de cette statue a été le symbole de la naissance d’une nouvelle Russie, son rétablissement, une dizaine d’années plus tard, sur l’initiative d’un homme politique aussi influent et populaire que le maire de Moscou, ne pourrait être interprétée autrement que comme un signe de la mort de cette nouvelle Russie. Les gestes symboliques, nous le savons, font également partie de la politique. De plus, ce n’est pas de la politique de l’instant, ni une simple tactique, c’est une politique sur le long terme, stratégique. Le retour de l’hymne soviétique avait été interprété comme le reflex impérial de notre Etat. Le rétablissement de Felix Dzerjinski pourrait signifier que l’Etat approuve les techniques célèbres que la police secrète a utilisées contre ses citoyens » écrit le journal Izvestia. Youri Loujkov explique que la figure de Felix Dzerjinski « est avant tout associé à sa lutte contre le vagabondage, au rétablissement des voies ferrées et à la croissance économique ». Surtout, le maire affirme ne rien voir de mal à ce que la célèbre statue rappelle aux agents des forces de l’ordre la devise du fondateur de la Tcheka : « mains propres, cœur ardent, tête froide ». Les déclarations du maire ont entraîné de vives protestations sur l’aile droite de l’échiquier politique. « Nous considérons que la tentative de rétablir un monument à l’inspirateur de la terreur rouge, qui a personnellement tué les meilleurs fils de Russie, est une tendance évidente au retour vers le totalitarisme. Nous protesterons par tous les moyens, manifestations, piquets, etc. contre cette initiative. Ce jeu bon marché avec le drapeau rouge pourrait mal finir pour notre pays. La Russie est un pays mystique où les symboles ont une grande importance. Je ne comprends pas pourquoi Youri Loujkov a lancé cette initiative, je ne suis pas psychothérapeute » a déclaré Boris Nemtsov du parti Souz Pravykh Sil, Union des Forces de droite. Ce parti a annoncé qu’il recueillait déjà des signatures contre le projet du maire. Le parti Yabloko se soulève également contre les déclarations du maire : « Un monument en mémoire des victimes de la terreur rouge et des répressions staliniennes doit être construit sur la place de la Loubianka. Il est inconcevable de rétablir un monument à un bourreau et Dzerjinski est le symbole de la terreur rouge contre le peuple russe » déclare Sergueï Mitrokhine de la fraction Yabloko. Le parti a également publié un communiqué officiel dans lequel il soulignait que « le pouvoir en rétablissant la statue du fondateur de la Tcheka sur la Loubianka montrerait au peuple russe et au monde entier qu’il approuvait la justice sommaire et les répressions politiques massives ».

En revanche, l’initiative du maire a été immédiatement soutenue par le parti communiste. Son leader, Guennadi Ziouganov a déclaré que ce monument « était une magnifique œuvre d’art qui s’inscrivait parfaitement dans l’ensemble de la place Loubianka ». Le dirigeant du groupe parlementaire agraire, Nikolaï Kharitonov a rappelé qu’il avait proposé lui-même le rétablissement de la statue il y a trois ans. Toutefois, à l’époque, lors du débat qui avait eu lieu à la Douma sur ce thème, la majorité avait conseillé à Nikolaï Kharitonov d’installer le monument sous ses fenêtres s’il souhaitait tellement le voir rétabli. Aujourd’hui, après les déclarations du maire de la capitale, cette question semble moins anecdotique et pourrait bien, en l’absence d’une importante mobilisation populaire, être résolue en faveur du rétablissement de Felix Dzerjinski sur la place de la Loubianka.

Son musée existe toujours près de Oshmiansk à Ivenets en Belarus. Pendant l’époque de l’URSS plus de 70 000 personnes l’ont visité par an. Ou sont - ils aujourd’hui ?...

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